FARID BENYAA .... PORTRAITS DE FEMMES

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09082009

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FARID BENYAA .... PORTRAITS DE FEMMES




NATUREL - Héroine des Aurès



Toute la région des Aurès s'était soulevée comme un seul
homme à la voix d'une seule femme.
On la nommait la Kahina : la Divineresse

Elle commandait la tribu des Jerâwa. Avec son peuple,
elle avait vaincu les conquérants orientaux. Pour en
venir à bout, il leur a fallu envoyer des forces accrues
auxquelles la Kahina livra une bataille féroce avant de
succomber au milieu des siens.

Un grand hommage à toutes les femmes qui n'hésitent
pas à se départir de leurs parures au bénéfice de cette
grande cause qu'est la liberté.




ENFANCE CADENASSEE




La femme algérienne a toujours été soumise à une
tutelle masculine.

Elle est ici représentée à travers trois âges : l'enfance,
l'adolescence et l'âge adulte. Des mains occultes,
symboles des pesanteurs sociologiques, psychologiques
et culturelles semblent vouloir extraire la sève qui fait
la personnalité et l'identité de la femme, afin qu'elle
demeure soumise et infériorisée.

Comme dans la culture judéo-chrétienne, elle serait
coupable de l'origine de tous les maux passés, présents
et futur de l'humanité.
Son lot quotidien est contraintes à la maison, à l'école,
dans la rue et au travail, ainsi que minimisation ou
annihilation de son être, de sa créativité, de son
apport au développement économique, social et
culturel.
Comment pourrait-elle pleinement exprimer sa diversité,
sa différence, sa valeur ?





Dernière édition par waz le Mer 19 Aoû - 1:28, édité 1 fois
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FARID BENYAA .... PORTRAITS DE FEMMES :: Commentaires

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Message le Lun 10 Aoû - 12:47 par yousef

Merci pour ce travail de recherches qui ne vas pas manquer de nous captiver.

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Message le Mer 12 Aoû - 22:37 par waz

LA FECONDE



L'association d'idée entre la femme et la terre est très répandue.
De nombreux qualificatifs appliqués à la terre expriment
une similitude : féconde, nourricière, maternelle,
généreuse, fertile.

L'Algérie est terre riche.

" La terre est symbole féminin par excellence. On parle
d'entrailles de la terre, sans même songer que c'est
la comparer à la femme".
Pierre Daco
dans " Prodigieuses victoires de la psychologie moderne"




ALLUSION



Dans certaines régions du Hoggar, à chaque printemps
est célébré l' Ahlal. L'Ahlal est la fête de l'Amour courtois,
où la passion et le désir s'expriment selon un code social
exigeant.

Sous la tente, les jeunes filles jouent l'imzad, pendant
que les jeunes hommes s'engagent dans des
improvisations poétiques. Le jeune homme amoureux
s'adressera à une jeune fille en particulier sans jamais
révéler son nom.

Les allusions ne seront comprises que pour celles à
qui elles sont adressées. Si la jeune fille accepte
de répondre aux avances du jeune prétendant, alors
elle se lèvera et l'incitera à s'asseoir auprès d'elle.



LE GESTE - Femme des Aurès



Dans l'est algérien, le massif des Aurès a toujours
représenté une barrière aux tentatives de domination
et d'acculturation, ce qui n'exclut ni l'hospitalité
traditionnelle ni une ouverture vers le monde moderne.

Cette jeune femme des Aurès au geste naturel porte
avec une simplicité des parures de facture complexe.
Des chaînettes en anneaux ronds terminés par des
breloques en forme de croissants, de langues d'oiseaux
où de mains stylisées, ainsi que les bracelets
(Imquyasyn) témoignent de l'habileté du bijoutier.



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Message le Ven 14 Aoû - 23:51 par waz

REGARD - Femme de Constantine




Constantine, fille de Cirta ! Le rhummel au pied de la cité,
dans de profondes gorges.

Rude, la nature a façonné le comportement des habitants.
Noirs, les voiles des femmes semblent habiller l'austérité.

Pourtant, la vie bouillonne derrière l'apparence.
Comment cette constantinoise pourrait-elle se manifester
en public autrement que par le regard ? On peut y lire
une altière attitude. Lettrée ou non, cette femme est
sûrement fière d'être d'une ville qui fût le berceau
d'écoles théologiques et philosophiques prestigieuses.
L'une de ses formes d'expression culturelle est aujourd'hui
connue dans toute l'Algérie, la tradition musicale raffinée
incarnée par Fergani.



CHARME - Femme de Béjaia



Qui dit Kabylie pense montagne. Refuge au XIXème siècle
des paysans spoliés des plaines, les villages sont implantés
sur des crêtes au climat rigoureux.

Mais qui dit montagne ne dit pas nécessairement austérité.
L'arrivée du printemps, la cueillette de cerises et les
cérémonies privées sont toujours des occasions
d'allégresse collective.

Aujourd'hui c'est la fête, avec son tourbillon de foulards
et de gandouras riches en couleurs. Parée de bijoux
en argent rehaussés de corail, la jeune femme de Béjaia
danse au rythme de son coeur. Peu d'instruments de
musique sont nécessaires. C'est la voix, tantôt nostalgique,
tantôt allègre, qui prédomine.



RITUEL M'ZAB - Jeune fille du M'Zab



La *pentapole du M'Zab n'en finit pas d'envoûter l'étranger.
Le style architectural est unique et a inspiré des
constructions modernes dans l'Algérie septentrionale.
La communauté mozabite est restée soudée dans un
environnement naturel hostile.

Une tradition de mariage groupés réunit les plus riches et
les plus modestes. On célèbre en même temps au moins
5 à 6 mariages, jusqu'à quarante en une occasion
exceptionnelle !
Le financement des mariages est assuré par les nantis,
souvent commerçants aisés. Les plus démunis ne cotisent
pas. S'il reste de l'argent après la fête, il est distribué à
ceux qui n'avaient rien donné. Financée par les riches,
la vaisselle appartient au village.

La mariée ne porte pas de bijoux lors de ses noces, dont
le caractère est d'abord religieux. Les bijoux et le
costume représentés ici sont portés par les petites filles
qui assistent au mariage.

* pentapole (terme de géographie ancienne : Territoire qui
comprenait cinq villes).



LA MARIEE - Femme de Tlemcen




Aux confins de l'Algérie occidentale et du Maroc, implantée
sur un site où ruissellent des cascades. Tlemcen s'est
enrichie dès le XVème siècle de l'arrivée des andalous.
Carrefour commercial opulent, elle est restée haut lieu
de culture.

Cette mariée Tlemcénienne porte des bijoux qui représentent
une fortune et qui sont souvent prêtés par des membres
de la famille pour cette circonstance particulière. La
Tlemcénienne porte un maquillage spécifique sur les joues :
points blancs sur fond rouge. Ce fard est signe de virginité.
La femme qui se remarie ne le portera pas.



DECHIRURE - Femme algérienne



C'est la fête !
C'est la nuit de noce !
Le mariage doit être consommé !

La femme algérienne est face à son destin. Elle ne connaît
pas son mari. Elle l'a à peine entrevu. C'est un mariage
"arrangé" par la famille. L'angoisse la prend soudain :
va-t-elle réaliser le rêve idyllique qu'elle a cristallisé depuis
son adolescence ? Ou alors va-t-elle basculer dans le
cauchemar d'un mariage raté ?

La virginité sera offerte, elle a valeur symbolique et même
sacrée.
La preuve de sa pureté doit-être prouvée et même montrée
à la famille.

La vie à deux ne fait que commencer ...


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Message le Lun 17 Aoû - 1:22 par waz

EL- GHORBA - Femme exil - Algérie





Le problème de l'émigration est une donnée de la vie
quotidienne. Ce phénomène a connu divers changements
dans le temps :
Depuis le début du siècle, spolié par le colon tout-puissant,
l'Algérien a émigré à la recherche de travail pour nourrir
sa famille. La femme avait alors la lourde responsabilité
de la gestion de la maison et de l'éducation des enfants,
se demandant quand elle reverrait son époux.

Les deux guerres mondiales ont obligé nombres
d'Algériens à se battre sous l'uniforme français, payant
un lourd tribut. Certains, découvrant la terre européenne,
y sont restés après leur démobilisation.

Aujourd'hui, l'Algérie traverse une période de turbulences.
Les motifs d'émigration se sont inversés : pour ceux,
peu nombreux, qui le peuvent, la femme et les enfants
sont envoyés à l'étranger pour raison de sécurité, et
le mari reste en Algérie pour continuer à travailler.

Dans les pays d'accueil persiste un amalgame, soigneusement entretenu par certains : danger d'invasion,
impossible intégration, inculture ou pratiques religieuses
hors des normes dites civilisées.



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Message le Mer 19 Aoû - 2:22 par waz

AZAR - Femme Kabyle - Algérie




Depuis "le printemps berbère" de 1980 la langue Amazight
a fait du chemin. Aujourd'hui elle est reconnue par
l'Etat Algérien. Dans certaines universités, elle est
déjà enseignée. Demeurent cependant bien des
réticences, preuves qu'elle n'est pas totalement admise.

Et pourtant, il est ô combien important pour la société
algérienne de recouvrer toutes les facettes de son
identité, de retrouver son histoire, multimilénaire, ainsi
que ses véritables cultures riches et diversifiées.


En lettres Tifinagh, on lit :
Azar, qui veut dire racine
Amazigh, qui signifie Homme Libre


" Amazigh ! Amazigh !
Terre de liberté,
Terres des femmes libres,
Qui n'ont jamais voilé leur face"

Kateb Yacine



LES QUATRE FEMMES - Algérie



Bien qu'antérieure à l'islam dans l'histoire, la polygamie
en terre musulmane remonte à l'époque des guerres
saintes dévoreuses d'hommes.
Afin d'éviter la dégradation des moeurs et le
ralentissement de la procréation, l'islam a permis à
l'homme d'épouser quatre femmes. Cela n'était autorisé
que dans la mesure où l'homme avait la capacité de
traiter ses épouses de façon absolument équitable,
matériellement et sentimentalement. Ces conditions
étaient à l'époque déjà difficiles à réaliser.

Aujourd'hui, les données historiques et sociales sont
totalement différentes : il n'y a pas de guerre sainte,
il existe un grave problème de surnatalité, les moyens
d'existence sont restreints.
Cependant la polygamie existe encore, de façon
marginale. Comment l'expliquer ?
Les femmes ont de plus en plus de mal à se marier ou
à se remarier dans des conditions jugées décentes
(crise du logement, chômage, statut de femme divorcée...)
De ce fait, elles n'ont parfois pas d'autres choix que
d'accepter la demande en mariage d'un homme souvent
âgé, ayant déjà une ou plusieurs épouses.

La femme algérienne moderne revendique un mari à elle
seule. Elle défend son Moi. L'homme, sauf exception,
reste phallocrate (partisan de la domination de l'homme
sur la femme) et caresse le fantasme d'avoir plusieurs
femmes. Il a la conscience tranquille, la religion
le lui permet.



EQUILIBRE INSTABLE - Femme algérienne



L'homme a besoin, pour son propre équilibre, d'une
femme équilibrée.

La chevelure abondante, le regard altier, cette jeune
femme algérienne apparaît en pleine possession de
ses moyens. Lui assis en tailleur, les mains sur la
tête semble complètement désemparé. Le regard de
la femme reste énigmatique : mépris, ironie narquoise
ou interpellation ?

Est-elle la cause du désarroi masculin ?
Aura-t-elle un rôle salvateur?
Que semble vouloir dire la figurine proche de la cruche
instable?

"Considérer la femme comme étant le sexe faible
est une diffamation"

Ghandi


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Message le Lun 24 Aoû - 23:45 par waz

MAQUILLAGE - la mariée - Femme d'Alger




Alger ville de lumière ! Capitale du pays, elle veille
jalousement sur son noyau historique, la Casbah.
On y trouve des joyaux architecturaux pour peu que
l'on franchisse le seuil des maisons.

Dans son intérieur traditionnel, cette belle algéroise
se sent très libre. Elle finit de maquiller ses yeux
superbes avant la célébration de son mariage.
Ses bijoux en or, rehaussés de pierres précieuses,
témoignent de son goût de citadine pour ce qui est
fin et radical.
Avec son caftan brodé de fil d'or définissant des
arabesques aux milles éclats, parée de son diadème
appelé keit er routh (fil de l'âme), elle est certaine
d'être la plus belle.




LE VOILE - Femme de la Casbah d'Alger



Nous voilà dans une ruelle typique de la Casbah d'Alger,
le lacis de voies et d'escaliers étroits et aussi
trompeur que l'épaisseur des murs. L'entrée que l'on
voit en arrière plan est celle d'une maison comme il
y en a des centaines, prometteuse d'un aménagement
intérieur raffiné.

Comme ses aieules, cette algéroise dissimule son
charme aux yeux des passants. Seule une voilette
brodée agrémente le voile uni d'où surgissent des
pans de chevelure sobre.

Mais des yeux pétillants font imaginer le sourire que
cache l'étoffe.



L'IMPURE - Femmes algériennes



Femmes algériennes agressées, violentées, violées ...
Leur univers peut basculer en quelques instants.

Après l'horreur et le cauchemar, la femme algérienne
est face à un dilemme : quelle attitude adopter ?

Dénoncer l'agresseur, et c'est la honte et le déshonneur
qui s'abattent sur la famille. On reproche souvent à
la jeune femme d'avoir provoqué l'agression. On
chercherait presque des circonstances atténuantes
à l'agresseur !
Culpabilisée, l'agressée reste marquée, tatouée à vie.

Garder le silence, et ce sont le mutisme et le repli sur
soi qui laissent des séquelles traumatiques graves.
Nul ne sait combien grandit la tentation de suicide,
jusqu'au trop fréquent passage à l'acte.



TATOUAGE - Femmes algériennes



La société algérienne est dominée par l'homme. La
femme est soumise à une tutelle permanente.

La femme battue n'a souvent aucun recours. On
considérait souvent cet état de fait comme normal.
On ne réagit pas face à cette violence perçue comme
une fatalité. La femme est culpabilisée d'être à
l'origine de tous les maux de la société.

Lors d'une interview, Kateb Yacine disait :
Depuis l'âge de 6ans, je tyrannisais ma mère, l'obligeant
à être accompagnée partout où qu'elle aille, même
chez une parente. Je vérifiais son voile, je l'obligeais
à regarder devant elle, alors que c'est elle qui continuait
à m'habiller...


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Message le Jeu 27 Aoû - 1:03 par waz

CEREMONIE A BOU-SAADA - Algérie



C'est l'expression même du bonheur de la jeune femme
face aux préparatifs du mariage.
La fête bat son plein.
On prépare le plat traditionnel fait de viande et de
couscous. Les invités sont nombreux.

Le cavalier est sur sa monture, le galop est fulgurant.
Ici le mouvement et la vitesse sont symboles de
jeunesse et de vitalité.
Le futur mari vient chercher sa dulcinée.

Le mariage ouvre les horizons d'une vie nouvelle où le
couple couve le secret espoir de vivre heureux, le
vertige d'une vie à deux au rythme du Bendir au
timbre particulier.



K'HOL - Femme de Bou-Saada - Algérie



Bien que situé sur les hauts-plateaux, Bou-Saada a
beaucoup d'une oasis saharienne.
Paysages, luminosité, architecture et accueil des
habitants sont captivants. Que d'artistes sont tombés
sous le charme, à commencer par Dinet.

Cette jeune fille de Bou-Saada se livre aux mains
expertes de celle qui la prépare à la cérémonie du
mariage. La fraicheur de son visage s'oppose aux mains
rêches, rugueuses et habiles de l'adulte qui la maquille
au "Khol".
Dans vingt ans, elle maîtrisera elle-même les rites de
cet évènement particulier et ce sera à son tour de
maquiller ses cadettes.



ELEGANCE - Femme des oasis - Algérie



Ici dans la Saoura, le rêve est déjà réalité. Le désert a
refleuri.
La Saoura, c'est le pays des poètes dont les complaintes
tristes et nostalgiques permettent à l'homme de
composer en douceur avec sa solitude et sa fragilité.
Les chants sont nourris par l'amour et le courage, thèmes
dominants de la poésie saharienne.

Sur un fond éblouissant de luminosité, la musique jaillit
des massifs rocheux et déferle sur la palmeraie, où une
femme, saisissante de beauté danse au rythme de la
gesba et du bendir.



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Message le Jeu 27 Aoû - 18:37 par yousef

Merci Waz pour tout le travail dont tu fais preuve

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Message le Jeu 3 Sep - 1:01 par waz

MUSIQUE SUR FOND BLEU - Femme d'Alger



Un peu d'imagination et des associations d'idées surgissent :

- La Casbah et la mer
- La mer et le coquillage
- Le coquillage et la musique
- La musique et El-Hadj Mohamed El-Anka
- Le Chaabi et la Casbah

En laissant un peu plus errer ses pensées, pourquoi pas :

- La Casbah et la femme
- La femme et la musique
- La musique et Fadhila Dziria



CHAINE - Femme algérienne



Depuis l'indépendance, la femme algérienne n'a cessé
de revendiquer son droit à être libre, à accéder à la
citoyenneté à part entière. Bien qu'elle ait participé à
toutes les formes de lutte, particulièrement à la guerre
de la libération nationale, en droit elle n'est pas encore
reconnue comme l'égale de l'homme.

La femme algérienne demeure amputée dans sa
personnalité, quelque soit son rang social
- Femme au foyer, médecin, ou ministre -
et ne peut se marier sans l'autorisation d'un parent
masculin, même éloigné.

Sous différentes formes, les algériennes agissent
aujourd'hui pour se voir reconnaître un statut égalitaire.



LA REVOLTEE - Algérie



Beaucoup d'algériennes et d'algériens ont exprimé à
travers des manifestations et revendications leur
révolte et indignation face au contenu anachronique
(périmé) du code de la famille en opposition avec :

l'humanisme
la modernité
la créativité
et le développement

Ce code est un étau qui se resserre davantage sur la
femme déjà fortement marginalisée.


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Message le Mar 8 Sep - 14:19 par *Aliya*

Vraiment magnifique tout ces portraits

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Message le Lun 19 Oct - 22:59 par waz


THOUKHOUT - Femme de Kabylie - Algérie



Les Algériens aspirent à la vraie démocratie.

Le processus est aujourd'hui engagé, mais loin d'avoir abouti.
La bataille est longue, difficile et pleine d'embûches.
Les sacrifices déjà consentis sont immenses et l'Algérie
subit des rapports de force d'une violence inouie et les
pertes humaines et matérielles sont très lourdes.

Mais la victoire d'une démocratie réelle demeure un
espoir ferme.

En lettre Tifinagh :
Toukhout = Peuple = Démocratie



KHAMAISSA - Femme du Hoggar - Algérie




Sous la tente, la femme est dans son intimité, à l'aise, heureuse.
Elle porte à son cou sa " khamaissa " pendentif représentant
la main avec cinq losanges. Les losanges sont montés
sur un support en cuir, le tout est porté par un collier
de petites perles.

La base du losange est un triangle. Important chez les
Touareg il symbolise la femme : figure de base de la
décoration du métal, comme de la plupart des motifs des
sacs et des peaux, il est le rappel symbolique du triangle
pubien.

Le triangle occupe une place prépondérante dans les
représentations magiques des Touareg : il protège
contre l'esprit du mal.


" Le losange est symbole de la femme dont il représente
le sexe et par conséquent la fécondité"

M.A Haddadou dans
"Guide de la culture et de la langue berbère"




TIN-HINAN reine du Hoggar



Tin-Hinan veut dire " maîtresse des tentes "

Les Touareg se transmettent oralement l'histoire de
Tin-Hinan, qui serait la " mère ", l'ancêtre des nobles de
Kel Rela. Ces derniers ne se connaissent pas d'ancêtres
masculins.

La Targuia ne cache pas son visage. L'homme étant
souvent absent, elle s'impose par des fonctions essentielles,
telles que responsabilité de la famille ou éducation des
enfants. Très active, elle anime les soirées avec son
" Tindi ". Coquette, gaie, elle rira discrètement, retenue
par la pudeur. Signe des temps récents ou convention
sociale ancienne ? Elle manifeste un profond respect
pour son mari.

En 1925 ont été découverts les restes supposés de
Tin-Hinan, actuellement conservés au musée
du Bardo (Alger).



L'OURANE - Femme du Tassili - Alger



L'ourane est grand lézard du désert. La légende dit que
c'est l'oncle maternel des Touareg.

La queue de l'ourane est une arme redoutable. Lorsqu'elle
fouette l'homme, la trace reste à jamais gravée dans
la chair.

Etre frappée par la queue d'un ourane est considéré pour
la Targuia comme cause de stérilité.


PENSEE - Hoggar - Algérie




Dès qu'il l'a vue, il a arrangé son chèche.
Il s'est arrêté oubliant son chemin jusqu'à ce que
ses amis s'étonnent. Ils ont compris bien sûr.
Ils lui ont dit qu'il fallait être patient.
Avant de voir son visage, il a vu ses bagues, ses
tizibatines, son collier d'amulettes.
Il a été malade d'amour.


IMZAD - Femme de Tamanrasset - Algérie



L'imzad est un violon targui fait d'une calebasse sur laquelle
est tendue une peau. La corde en crin de cheval est
frottée par un archet fortement recourbé. Les femmes
Touareg construisent elles-mêmes leur imzad. Elles
l'utiliseront pour entretenir la mémoire de leur communauté.

La Targuia est sous la tente, installée sur un tapis. Elle
accorde son imzad dont elle tirera une musique
étonnamment raffinée.
Le Targui lui se lancera dans de longues improvisations
poétiques.

Les Touareg parlent le Tamacheq (Langue berbère
étonnamment proche du Kabyle et écrivent en Tifinagh)
En bas à droite, une inscription en Tifinagh, le mot
Tamanrasset.






Les portraits qui vont suivent sont les derniers de ce thème
Ils n'ont pas d'interprétation personnelle de leur auteur
Mr BENYAA

Essayez cet exercice simple qui consiste à vous imprégner
de l'oeuvre pour ensuite laisser vagabonder votre imaginaire.






KARAKOU - Algéroise




L'ADOLESCENTE - Les Aurès




LA SOURCE - Les Aurès




LE SEUIL - Algérie





INCERTITUDE - Bou-Saada







Mes remerciements réitérés Mr BENYAA pour votre
autorisation quant à la publication sur ce forum de ces merveilleux portraits que vous avez si bien traduit,
tant par votre art de peindre que par la narration.




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